Et si vos troubles urinaires et votre dysfonction érectile étaient aggravés par un syndrome d’apnée du sommeil ?

Peu de personnes comprennent le lien entre apnée du sommeil et troubles urinaires, apnée du sommeil et dysfonction érectile.

Mais pour l’urologue il est crucial de dépister une apnée du sommeil chez certains patients car elle peut contribuer a aggraver leurs troubles

Une étude récente publié par le Dr Leon a montré ce qui suit :

Évolution du score USP et IPSS après appareillage du syndrome d’apnées du sommeil par pression positive continue nocturne.

Evolution of the USP and IPSS score after continuous positive airway pressure sleep apnea therapy at night.

Auteurs : R.Seret, C.Launois, C.Barbe, S.Larre, P.Léon

publié : [Evolution of the USP and IPSS score after continuous positive airway pressure sleep apnea therapy at night] – PubMed (nih.gov)

Prog Urol. 2021 Jun 19;S1166-7087(21)00001-4. doi: 10.1016/j.purol.2020.12.018.

 

Introduction

Évaluer l’impact du traitement du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) par pression positive continue (PPC) nocturne sur les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU).

 

Matériels et méthodes

Une étude prospective, monocentrique, a été menée entre juin 2018 et août 2019. Ont été inclus, les patients présentant un SAOS modéré ou sévère avec indication de traitement par PPC nocturne, associé à des SBAU. Les SBAU et leur retentissement ont été évalués par le remplissage de deux auto-questionnaires (Urinary Symptom Profile (USP) et International Prostate Score Symptom (IPSS)) remplis lors de la réalisation de la polygraphie ventilatoire nocturne ou polysomnographie de diagnostic du SAOS et après 4 mois de traitement par PPC.

 

Résultats

Chez 79 patients, après quatre mois de traitement par PPC, les scores USP sur l’incontinence urinaire d’effort et l’hyperactivité vésicale étaient significativement améliorés, respectivement 0,65 ± 1,38 vs 1,13 ± 2,10 ; p < 0,0001 et 3,24 ± 2,58 vs 5,43 ± 3,66 ; p < 0,0001, l’IPSS et l’IPSS-Qdv étaient significativement améliorés, respectivement 5,20 ± 3,78 vs 7,44 ± 5,05 ; p < 0,0001 et 1,93 ± 1,26 vs 2,27 ± 1,56 ; p = 0,002 ainsi que les items du score IPSS sur la pollakiurie, l’urgenturie et la nycturie.

 

Conclusion

Le traitement par PPC a permis d’améliorer significativement les SBAU en quatre mois. Rechercher les symptômes de SAOS chez les patients consultant en urologie pour des SBAU permettrait d’adresser les patients suspects de SAOS vers un spécialiste afin d’en faire le diagnostic et de le prendre en charge le cas échéant.

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